Vincenzo Vela

1822-1891

Les derniers jours de Napoléon à Sainte-Hélène

29 x 16 x  26 cm 

Vincenzo Vela (1822-1891), sculpteur suisse 

Ferdinand Barbedienne (1810-1892), fondeur, bronzier

Bronze signé Ferdinand Barbedienne Fondeur

Une carte sur les genoux, un coussin dans le dos, l’exilé est représenté assis, de face. Diminué par la maladie, il songe aux années de la splendeur et paraît perdu dans ses pensées. Sans doute refait- il dans sa tête la bataille de Waterloo ? 

Parmi quatre répliques répertoriées, cette belle épreuve en bronze à patine médaille, signée Ferdinand Barbédienne, reprend en réduction la grande œuvre datant de 1866 du sculpteur suisse d’origine italienne, Vincenzo Vela (1820-1891). 

Intitulé Napoléon mourant à Sainte-Hélène ou, parfois, Les derniers jours de Napoléon Ier,  l’original en marbre avait été acquis pour la somme de 120 000 francs par l’Empereur Napoléon III qui déclara alors au sculpteur : « Vous n'auriez pu être plus heureux ; ce marbre est un membre vivant de notre famille et il y restera ». 

L’œuvre fut présentée à l’Exposition universelle de 1867, puis successivement conservée au Louvre puis à Versailles, avant d’être déposée à Malmaison en 1985 ; il s’agit de l’une des représentations majeures de la légende impériale. 

Mafei écrivit à Vela à propos de cette sculpture: « Ton Napoléon, dans un corps déjà complètement exténué par les souffrances physiques et morales, montre non seulement l’intelligence dans toute sa splendeur, mais encore la flamme du génie qui rayonne et s’épanouit sur tous les nobles traits du visage et dans l’attitude magnifique de la personne ». 

Bibliographie

Roméo Manzoni, Vincenzo Vela, l’homme, le patriote, l’artiste, Milan, 1906.