SOPHIE DE TOTT. 1758-1848.

Acquéreur :

Portrait du comte d’Artois (1757-1836)

1801

Huile surtoile, Signé et daté : Sophie Cmtss [?] de Tott / 1801

Étiquettes anciennes au dos

Dimensions : 128 x 103 cm, avec son cadre d'origine 155 x 130 cm

Expositions

Tableau exposé à la Royal Académie en 1802 sous le n ° 616 : Portrait of Mons. Comte D’Artois

Provenance

• Probablement collection du premier Duc de Cambridge (1774 - 1835)

• Collection du second duc de Cambridge (1819-1904) Sale of the highly important collection of pictures and historical portraits of the early English school of His Royal Highness the Duke of Cambridge, Christie’s , Manson and Woods ,11 juin 1904, lot n° 114

• Collection Parson (d'après une mention manuscrite sur l'exemplaire du catalogue de vente conservé à la bibliothèque du Getty Museum)

• Vente Christie’s, Manson and Woods, 8 avril 1932, lot n°24 (à Storey, £17-17)

• Collection Storey (d'après la base de données de la bibliothèque de recherche de la Frick collection)

• Collection Paul Channon Londres (d'après H. Gerson et J.W. Goodison's, Catalogue of Fitzwilliam Museum paintings, 1960)

Sophie de Tott est une artiste à la vie romanesque. Elle nait à Constantinople où son père, un baron hongrois, exerce son travail de diplomate, presque d’espion au service du roi de France. Elle arrive ensuite en France ou sa famille se lie à la Comtesse de Tessé dont Sophie de Tott devient la protégée puis la fille adoptive. Proche de la cour royale, elle fréquente notamment Vigée Lebrun avec qui elle partage la passion de la peinture. À la Révolution française, elle est contrainte au départ et se réfugie d’abord en Allemagne, puis en Suisse puis en Angleterre.

Elle peint alors une des très rares représentations du Comte d’Artois durant son exil à Londres. À notre connaissance, aucun autre portrait ne fut réalisé durant cette période peu documentée de la vie du futur roi. Dans cette œuvre, un pan de l’histoire de France nous est narré. Le comte d’Artois porte l’uniforme dit des exilés, à ses côtés repose l’épée à la garde gravée «À dieu pour le roi» qui lui a été offerte par Catherine II de Russie afin de restaurer la monarchie.

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